À travers l'esthétisation de l’imparfait le drame devient beau, fascinant et s’inscrit dans notre culture populaire comme une normalité. Un paradoxe se créé posant une question éthique : comment représenter la destruction sans glorifier la violence ni banaliser le danger ? 
Cette interrogation évolue et se complexifie à l’ère du numérique, des médias contemporains et de l’intelligence artificielle. De cette idée est venue se poser une interrogation plus précise : comment rendre compte de l’imperfection, du hasard, et de la rupture, alors que l’algorithme d’une IA est un système fondé sur la logique, la répétition et la perfection ?
Une intelligence artificielle, par nature, vise à générer des formes parfaites, contrôlées, et reproductibles. Face à cette contradiction, ma démarche a été de simuler le crash en exploitant la capacité de MidJourney à générer des images au-delà du réel, des scènes qui pourraient exister mais n’existent pas encore.
Plutôt que de reproduire des accidents réels, l’objectif est de construire un imaginaire du crash, qui reflète notre rapport ambivalent à la destruction. Un crash qui n'existe que dans sa matérialité, sans contemplation voyeuriste d'une fatalité. Le crash dans son essence est un éloge à la destruction et à l’imperfection. La tôle froissée, le métal tordu, les fluides répandus, donne au crash son caractère organique. Le crash n’est plus seulement un événement, mais il devient un objet de contemplation.
  
Images générées par Intelligence Artificielle à l'aide de Midjourney
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